Pourquoi je garde une diversité dans mon activité

1Une fois encore, on m’a posé cette question : « Mais vous faites quoi, au juste ? ». J’écris donc cet article pour y répondre une bonne fois.

Ceux qui ont suivi le parcours de cette entreprise depuis sa création, et le mien depuis la mienne, auront vu se succéder des passions et des activités disparates, désordonnées selon certains, illogiques pour d’autres. Et pourtant…
Vous devez sûrement avoir remarqué que vous n’êtes pas la même personne en privé qu’en public, dans le milieu professionnel ou amical. Moi non plus, sauf que tous ces milieux ne font qu’un, chez moi, dans une envie de transparence et d’authenticité.

Je sais bien que c’est rassurant d’avoir des cases où ranger les gens, des étiquettes à leur coller, mais que faire quand vous rentrez dans plusieurs cases ?

Option n°1 : choisir une case et oublier les autres.
C’est ce que l’on apprend à l’école, du formatage pur et simple, et au fond de nous un enfant abandonné qui ressurgit au détour d’une dépression vers 40 ou 50 ans. On vit en faisant ce qui est attendu de nous par des personnes qui savent forcément mieux que nous ce qui est bon pour nous.

Option n°2 : se couper en morceaux et en mettre un peu partout où c’est possible.
C’est presque de l’ordre de la schizophrénie. Qui est-on vraiment ? Cette personne qui vous aime ici, vous aimerait-elle si elle savait ce que vous faites là ? Il n’est plus simplement question d’abandonner une partie de soi, mais de cacher constamment l’une ou l’autre, si bien que l’on ne peut jamais être aimé en entier.

Option n°3 : défoncer les cases pour en faire une plus grande où tout peut rentrer.
C’est mon choix. Quitte à perdre certaines personnes, à en déstabiliser d’autres, je veux que l’on m’apprécie pour qui je suis et pas seulement ce que je fais. Il y a peu de gens qui osent – peur du jugement en général – et il faut autant de courage pour s’afficher que pour aller vers une personne qui s’affiche de la sorte. Heureusement, nous sommes de plus en plus nombreux.

Est-ce véritablement un fouillis ?
Bien sûr que non. Sans m’en rendre compte, chaque activité que j’ai pu entreprendre avait une ligne directrice commune : permettre aux gens d’avancer.

Avancer avec des motifs thermocollants ? Oui !
Je pourrais proposer un T-shirt tout prêt, mais en proposant le motif seul je pousse l’acheteur à participer au processus de création, à fabriquer quelque chose, ce qui génère un sentiment de satisfaction plus grand (et plein de bonnes hormones dans le cerveau).
Un cran plus loin, il y a les créatifs pour lesquels je matérialise une idée, une vision. Cette énergie de collaboration est fondamentale dans le bien-être Humain. Et c’est juste un petit morceau de plastique qui colle aux doigts.

 

La nécessité de recentrer son activité…
Est une étape qui permet d’avancer plus vite, et d’obtenir des résultats (vive les hormones du bien-être !). Vous n’y couperez pas, et pourtant rien ne vous oblige à vous couper de vos autres sources de bonheur professionnel pour l’éternité.
C’est une question d’organisation, de priorités et de coups de pieds aux fesses. Vous allez temporairement vous concentrer sur l’une ou l’autre, et surtout déléguer lorsque c’est possible – ou que vous savez que vous ne le ferez pas (se rendre à l’évidence est le plus dur).

De cette manière, je conserve un bon niveau de motivation, et je ne me lève jamais en pensant que je n’ai pas le choix. S’il y a besoin, je trouve une raison, qui devient ma motivation.